Philipp Stämpfli – Poussiéreuse ? Non, ultramoderne !

« Non, la Bibliothèque de la Commune bourgeoise de Berne n’est ni vieille ni poussiéreuse. Elle est ultramoderne, utilise des méthodes précises et high-tech, comme peu d’archives et de bibliothèques en Suisse. »

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Portrait de Philipp Stämpfli

TEXTE : DANIELA EPP ; IMAGE : ZVG

Philipp Stämpfli, archiviste à la Commune bourgeoise de Berne, dément un cliché qu’il entend régulièrement. Certes, les archives stockées à une vingtaine de mètres de profondeur sous la Bibliothèque de la Commune bourgeoise de Berne sont en partie très anciennes, mais elles sont conservées, préparées et numérisées de manière ultramoderne.

Philipp Stämpfli, historien de formation, a atterri à la Bibliothèque de la Commune bourgeoise de Berne après un stage et un poste de deux ans dans le cadre d’un projet aux Archives de l’État du canton de Berne. À l’époque, l’archiviste de l’État, Karl Wälchli, était également président de la Commission de la Bibliothèque de la Commune bourgeoise de Berne et y a créé le poste d’archiviste que Philipp Stämpfli occupe depuis 1996. Auparavant, personne ne mettait en valeur les archives administratives de la Commune bourgeoise de Berne, des corporations et des sociétés. Le cas des corporations a d’ailleurs été l’une des premières tâches de Philipp Stämpfli : classer, emballer, enregistrer et répertorier les archives pour qu’on puisse les retrouver. Il s’occupe également de mettre en valeur plus de 250 000 images et photos, qu’il scanne en haute résolution.

La numérisation a beaucoup modernisé l’activité aux archives. Jusqu’à la fin des années 1990, on utilisait encore quelques fiches, mais aujourd’hui, tout est saisi dans des bases de données et mis en ligne. « L’archivage de documents numériques apportera encore de grands changements dans notre travail. Ainsi, même sans changer de poste, mon quotidien reste stimulant », estime Philipp Stämpfli. Ce n’est pas seulement la diversité de ses activités qui le réjouit, mais aussi le vaste horizon temporel qui s’ouvre à lui. Certaines archives administratives remontent au 13e siècle ! Elles s’étendent donc du Moyen-Âge à l’ère numérique. Philipp Stämpfli est fasciné par cette fenêtre sur le passé, que les milliers d’images et de photos conservées dans les archives lui permettent de ramener à la vie.

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