Comment la forêt est-elle gérée durablement ? Quel rôle joue la biodiversité ? Comment concilier rentabilité économique et engagement écologique ? 

    Vous trouverez dans notre foire aux questions (FAQ) des réponses à toutes vos interrogations sur la gestion forestière, les tâches du service forestier de la Commune bourgeoise de Berne et l’importance de la forêt pour la nature, la société et l’économie.

    Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question dans la FAQ, n’hésitez pas à nous contacter par courriel.

    Travaux forestiers / récolte du bois / protection des sols

    Baummarkierung Blau

    Non. Tout dépend du marquage de chaque arbre : 

    • les arbres marqués d’un cercle bleu restent dans la forêt jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être abattus (épaisseur et longueur optimales, port droit, sans branches si possible). Les arbres dits « d’avenir » sont épargnés lors des travaux forestiers ;
    • les arbres marqués de traits obliques rouges ou roses sont abattus, car ils sont prêts à être récoltés, font concurrence à la croissance des arbres adaptés au climat marqués d’un cercle bleu (arbres d’avenir), représentent un danger ou empêchent avec leur couronne l’ensemencement de la prochaine génération d’arbres ;
    • les arbres marqués d’un point bleu font partie d’un îlot de vieux bois et restent en place jusqu’à leur décomposition naturelle. Les îlots de vieux bois abritent de nombreuses espèces d’animaux, de plantes, de champignons et d’insectes. De plus, ces petites surfaces servent de ponts entre les habitats naturels de la forêt ;
    • les arbres marqués de deux traits horizontaux rouges indiquent le bord d’un layon de débardage. Ils restent en place jusqu’à ce qu’ils doivent être abattus pour des raisons sylvicoles. 

    Vous trouverez des explications détaillées et des photos illustrant le marquage des arbres dans notre rubrique correspondante.

    Aufgestapelte Baumstämme am Wegrand

    Pas tous ! Mais beaucoup de vieux arbres souffrent des changements climatiques de ces dernières années. Les étés secs et chauds les rendent plus vulnérables aux parasites (champignons, scolytes, etc.). De plus, le manque d’eau et la canicule affaiblissent leurs racines, ce qui leur fait perdre leur stabilité. Les arbres peuvent alors tomber, notamment lors de tempêtes, et devenir dangereux pour les promeneurs et promeneuses. Les arbres abattus sont remplacés par de jeunes arbres adaptés au climat, qui repoussent naturellement (régénération naturelle) ou sont replantés par le service forestier. 

    Bon à savoir : en moyenne, le service forestier laisse un groupe de 5 à 30 arbres tous les 15 hectares. Ces arbres sont marqués d’un point bleu et restent en place jusqu’à leur chute naturelle.  Le vieux bois et le bois mort offrent un habitat précieux aux espèces utiles de champignons et d’insectes, et en particulier aux oiseaux et aux chauves-souris. Répartis sur toute la surface forestière, les îlots de vieux bois servent de ponts entre les habitats naturels de la forêt et offrent ainsi beaucoup plus d’espace aux familles d’oiseaux que ne le ferait une seule réserve.

    Article de Medaillon à ce sujet : Zwei Zwischenfälle: Grosse Bäume sind nicht immer stabil (en allemand)

    Non, le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne ne récolte pas de bois-énergie à proprement parler. Il a tout intérêt à produire du bois qui, utilisé pour la construction ou l’ameublement, fixe le CO2 à long terme. Le bois-énergie provient principalement de parties d’arbres qui ne peuvent pas être valorisées autrement. 

    Le bois-énergie est injustement décrié : 

    • le chauffage au bois permet de remplacer les combustibles fossiles tels que le pétrole ou le gaz naturel ;
    • contrairement aux émissions provenant des combustibles fossiles, les émissions de CO2 issues du bois font partie du cycle du carbone à court terme. Que le bois issu d’une exploitation durable soit brûlé ou qu’il pourrisse inutilisé dans la forêt, la même quantité de CO2 est rejetée dans l’atmosphère ;
    • la récolte et la transformation du bois produisent peu d’énergie grise ;
    • l’utilisation régionale du bois suisse comme source d’énergie évite les longs transports. 

    Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne ne déboise pas, mais récolte du bois et entretient la forêt. En Suisse, le déboisement n’est pratiqué que dans des cas tout à fait exceptionnels. Il implique en effet un détournement de la fonction du sol forestier, ce qui signifie qu’à l’avenir, aucun arbre ne poussera plus à cet endroit, mais que des maisons ou des routes y seront construites. 

    Le service forestier adapte les forêts de la Commune bourgeoise aux défis du changement climatique (hausse des températures, mois d’été plus secs, hivers humides et doux, etc.). 

    L’objectif premier est de laisser aux générations futures des forêts aussi vigoureuses que possible, avec de nombreuses essences adaptées au climat. Ainsi, les couronnes vertes sont favorisées et préservées dès que les arbres atteignent une hauteur d’environ 10 à 15 m. C’est la seule façon de maintenir une vitalité maximale et donc une résistance aux changements climatiques. De plus, ces arbres stockent davantage de CO2 en grandissant. 

    Bon à savoir : de nombreuses essences, telles que l’épicéa ou le hêtre, présentes à Berne et dans ses environs, ne sont pas adaptées aux conditions climatiques des décennies à venir. C’est pourquoi le service forestier de la Commune bourgeoise plante principalement des essences adaptées au climat, telles que le douglas, le tilleul ou le chêne rouvre, qui supportent mieux la hausse des températures que les espèces traditionnelles. 

    Ein inoffizieller Weg durch den Wald

    Ce ne sont pas des sillons, mais ce qu’on appelle des layons de débardage, qui desservent systématiquement la forêt entretenue à des intervalles d’environ 30 m. Ils complètent le réseau de routes, servent à protéger le sol et réduisent le risque d’endommagement des arbres lors des travaux forestiers, puisque les engins se déplacent exclusivement sur les layons de débardage larges de 4 m. Avec son bras de préhension de 15 m de long, l’abatteuse peut atteindre les arbres situés loin dans la forêt depuis les layons de débardage sans endommager le sol forestier environnant. Grâce à cette fine desserte, seuls 10 à 15 % du sol forestier sont encore parcourus. Le reste n’est plus jamais emprunté, ce qui le préserve au maximum. 

    Les layons de débardage sont eux aussi préservés et ne sont empruntés que par beau temps ou lorsque le sol est peu humide. De plus, on les recouvre d’un tapis de branches pour répartir au mieux le poids de l’engin et réduire la compaction du sol. 

    Lorsqu’il emploie des engins, le service forestier respecte les recommandations de l’Office fédéral de l’environnement sur la protection des sols en forêt contre les atteintes physiques

    Article de Medaillon à ce sujet : Eine Lücke schafft Leben – die Rückegasse (en allemand)

    Die Waldmaschine Elenor am arbeiten

    Les engins modernes de récolte du bois, qui fixent, abattent, scient et ébranchent les arbres en une seule opération, permettent une gestion durable et efficace de la forêt.

    • Sécurité au travail : les statistiques des accidents de la Suva sont éloquentes. Chaque année, environ 1700 accidents se produisent dans les exploitations forestières suisses. Plus de 30 accidents ont été mortels au cours des dix dernières années. Les accidents les plus graves se produisent lors de l’abattage d’arbres. L’utilisation d’abatteuses à la place de tronçonneuses facilite le travail et réduit le risque d’accident pour les ouvriers et ouvrières : les puissants bras de grue de ces engins et leurs cabines bien protégées permettent d’abattre les arbres et de dégager les troncs relativement sûrement.
    • Protection des sols : un sol forestier sain et fertile est essentiel pour la vitalité et la vigueur des arbres. Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne en tient compte dans toutes ses activités. Les engins forestiers modernes sont conçus pour que leur poids soit réparti de manière optimale grâce à des pneus larges ou des chenilles, afin de protéger le sol autant que possible contre la compaction. Avec son long bras de préhension, l’abatteuse peut atteindre les arbres situés loin des routes forestières ou des layons de débardage sans endommager le sol forestier environnant. Lorsqu’il emploie des engins, le service forestier respecte les recommandations de l’Office fédéral de l’environnement sur la protection des sols en forêt contre les atteintes physiques.
    • Préservation des arbres : grâce à son long bras préhenseur, l’abatteuse peut atteindre les arbres situés au cœur de la forêt et abattre l’arbre souhaité sans endommager ses voisins.
    • Efficacité : la gestion durable des forêts tient compte des aspects écologiques, sociaux et économiques. L’utilisation d’engins modernes garantit un entretien des forêts et une récolte du bois efficaces. C’est la seule chance pour le bois suisse de s’imposer sur le marché face au bois étranger. 

    Article de Medaillon à ce sujet : Dürfen wir vorstellen? Das ist Elenor! (en allemand)

    Un poids élevé sur une petite surface nuit au sol forestier. Cependant, le poids de la machine n’est pas le seul paramètre déterminant : la manière dont la pression est répartie sur la surface joue également un rôle ! Les engins grands et lourds utilisés dans les forêts bourgeoisiales sont équipés de pneus larges ou de chenilles. La pression est ainsi répartie sur une plus grande surface, ce qui réduit le risque de compaction du sol forestier. Les engins plus légers roulent sur des roues plus étroites et exercent donc une pression plus importante sur la surface. De plus, ils ont une portée de grue plus faible et nécessiteraient donc beaucoup plus de layons de débardage, ce qui augmenterait la surface de sol forestier empruntée.

    Lorsqu’il emploie des engins, le service forestier respecte les recommandations de l’Office fédéral de l’environnement sur la protection des sols en forêt contre les atteintes physiques.

    Fläche voller neu gepflanzter Setzlinge

    Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne privilégie autant que possible la régénération naturelle. Cependant, l’adaptation de la forêt au changement climatique nécessite parfois la plantation ciblée d’essences, par exemple lorsqu’il n’y a pas d’arbres semenciers appropriés ou que les conditions nécessaires à la régénération naturelle ne sont pas réunies. 

    La régénération naturelle de la forêt est affectée par divers facteurs environnementaux sur lesquels le service forestier n’a qu’une influence limitée : 

    • apports excessifs d’azote ;
    • animaux sauvages tels que chevreuils ou cerfs trop nombreux ;
    • événements à grande échelle tels que tempêtes ou infestations parasitaires.

    Dans ces cas, le service forestier plante des arbres par prévention et les protège afin de garantir à long terme toutes les prestations de la forêt. 

    Les arbres absorbent le CO₂. Or si de grands arbres sont abattus, la forêt dans son ensemble absorbera moins de CO₂, non ? Après tout, les jeunes arbres absorbent moins de CO₂ que les vieux ! 

    La forêt absorbe le CO₂, un gaz à effet de serre nocif pour le climat, à raison d’environ une tonne par mètre cube de bois. Lorsqu’un arbre pousse, il transforme le CO₂ en carbone solide par photosynthèse, tandis que l’oxygène libéré est rejeté dans l’atmosphère. La forêt agit comme un aspirateur à CO₂, mais uniquement si elle est gérée de manière durable. En effet, les vieux arbres en décomposition peuvent au contraire devenir une source indésirable de CO₂. 

    Les très jeunes forêts absorbent dans un premier temps moins de CO₂ que les anciennes. Cependant, sur l’ensemble de la superficie des forêts bourgeoisiales, la capacité d’absorption reste à peu près constante, car le service forestier veille à maintenir une structure d’âges aussi équilibrée que possible. La capacité d’absorption du CO₂ ne change donc que localement. Par exemple, lorsque de vieux arbres sont abattus dans le Dählhölzli afin que la génération d’arbres qui attend en dessous reçoive la lumière nécessaire à sa croissance, l’absorption du CO₂ y est temporairement réduite. Cependant, dans le Forst à l’ouest de Berne, le diamètre des arbres passe de 50 cm à 60 cm (diamètre à hauteur de poitrine [DHP], à 1,30 m au-dessus du sol), garantissant une absorption du CO₂ globalement stable. 

    Non, le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne exploite les forêts de manière durable et respectueuse de la nature, conformément à la législation : chaque seconde, le bois grandit à raison d’un cube de 10 cm de côté. Cela correspond à environ 86 m³ ou 86 tonnes de bois par jour ! L’exploitation forestière récolte entre 30 000 et 40 000 m³ de bois par an. Cette quantité est autorisée et contrôlée par l’autorité cantonale de surveillance, l’Office des forêts et des dangers naturels. 

    Selon les résultats intermédiaires du 5inventaire forestier national, le stock de bois dans les forêts du Plateau a diminué entre 2018 et 2022. Or durant cette période, l’exploitation du bois est restée constante : le canton de Berne n’a pas récolté plus de bois que lors des périodes précédentes. Cette diminution s'explique donc par plusieurs autres facteurs : 

    • moins de conifères, mais plus de feuillus : avec ses peuplements denses, l’épicéa a dominé le paysage forestier du Plateau pendant des décennies. Cependant, il est particulièrement touché par les conséquences du changement climatique (sécheresse, tempêtes, infestations de ravageurs) et ses peuplements ont diminué au profit d’essences de feuillus et d’arbres ayant besoin de plus de lumière et d’espace ;
    • exploitations forcées : les tempêtes ou les infestations de scolytes entraînent des exploitations imprévues. Les arbres touchés doivent être évacués de la forêt au plus vite.

    Cependant, « stocks de bois » ne signifie pas tout le bois ! Si le volume de bois sur pied a diminué, celui de bois mort a quant à lui augmenté. 

    De plus, le stock de bois sur pied s’élève à 363,5 m3/ha sur le Plateau suisse. Il est donc plus important que dans tous les autres pays européens, à l’exception du Liechtenstein. 

      

    Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne réduit volontairement au minimum la récolte de bois pendant la période de reproduction et de mise bas (du 1er avril au 31 juillet). Il n’exploite le bois que sur 5 % de la surface forestière tout au plus et renonce à toute récolte sur les 95 % restants. Le service forestier se conforme aux directives du Forest Stewardship Council (FSC). Cependant, il n’existe en principe aucune disposition légale dans le canton de Berne qui limite la gestion forestière ou la récolte de bois pendant cette période. 

    La période de reproduction et de mise bas n’est d’ailleurs pas la seule limitation des travaux : au printemps, les arbres sont à nouveau en sève. Les températures plus élevées attirent les insectes et favorisent la croissance des champignons, ce qui rend le bois fraîchement récolté plus périssable. De plus, il y a davantage de personnes dans les forêts et le nouveau feuillage rend la récolte du bois difficile.

    Dans quels cas les travaux forestiers sont-ils néanmoins nécessaires pendant la période de reproduction et de mise bas ? 

    • Sécurité : il faut retirer les arbres morts à temps pour qu’ils ne mettent pas en danger les promeneurs et promeneuses et les infrastructures. De même, les arbres tombés lors de tempêtes doivent être dégagés.
    • Protection des forêts : là où le scolyte sévit, les arbres infestés doivent être rapidement abattus et écorcés. C’est le seul moyen d’empêcher leur propagation aux arbres sains.
    • Réduction des produits de protection du bois : la possibilité de livrer le bois aux scieries sans interruption ni délai d’attente permet aux ouvriers et ouvrières forestiers de réduire l’utilisation de produits de protection du bois. Il est donc judicieux de ne pas interrompre complètement la récolte régulière du bois.
    • Approvisionnement en bois : un approvisionnement durable en bois indigène réduit les importations de bois provenant, par exemple, de régions où la période de reproduction et de mise bas n’est pas prise en considération. 

    Le dérangement des habitants de la forêt par la récolte du bois est limité dans l’espace et dans le temps. Dans la plupart des cas, les animaux ont des possibilités de repli pendant les travaux. La récolte du bois ne menace toutefois aucune espèce. Au contraire, à long terme, les oiseaux de la forêt profitent même de la gestion forestière : de nouveaux habitats voient le jour et l’offre alimentaire augmente grâce à un sol mieux éclairé. 

    Vous aussi vous pouvez faire quelque chose ! 

    Pour la faune sauvage, les perturbations étendues et durables telles que l’utilisation croissante de la forêt à des fins récréatives, les chiens en liberté ou les chats sauvages constituent un problème majeur. En faisant preuve de considération (par exemple, en ne quittant pas les chemins forestiers et en tenant les chiens en laisse), vous pouvez, en tant que promeneur ou promeneuse, contribuer à ce que la période de reproduction et de mise bas se déroule dans le calme. 

    Pourquoi laissez-vous le bois récolté pendant des mois le long des routes forestières ? Récoltez-vous du bois inutilement ?

    Non. En règle générale, l’acheteur du bois (par exemple une scierie) est responsable du transport des troncs. En fonction de l’assortiment de bois et des besoins, le transport est organisé en l’espace de quelques semaines. Le bois-énergie est stocké plusieurs mois dans la forêt afin qu’il puisse sécher naturellement. Cela permet d’augmenter son pouvoir calorifique. 

    Entretien des chemins / sécurité

    Le réseau de routes forestières sert principalement à la gestion de la forêt. Les arbres tombés ne sont dégagés que s’ils gênent les travaux sylvicoles. 

    Après de fortes tempêtes ou autres intempéries, le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne effectue des rondes périodiques, qu’il organise en fonction de ses besoins et de ses ressources. Dans les forêts destinées à la récréation, près de la ville, il enlève les arbres rapidement. L’entretien des chemins de randonnée et des pistes cyclables incombe aux communes. Le service forestier enlève les arbres individuels sur commande et facture les frais engagés. 

    Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne entretient un réseau de chemins d’environ 235 km. Ce réseau sert principalement à l’exploitation forestière et est donc adapté aux besoins des travaux sylvicoles. Il n’y a pas de fauchage régulier. Les communes concernées assurent l’entretien régulier des sentiers de randonnée et des pistes cyclables officiels.

    Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne entretient un réseau de chemins d’environ 235 km. Ce réseau sert principalement à l’exploitation forestière et est donc adapté aux besoins des travaux sylvicoles. Il n’y a pas de fauchage régulier. Les communes concernées assurent l’entretien régulier des sentiers de randonnée et des pistes cyclables officiels. Veuillez vous adresser dans ce cas au service compétent de la commune concernée. 

    La loi n’impose aucune obligation en la matière au propriétaire de la forêt, en l’occurrence au service forestier de la Commune bourgeoise de Berne. Nous n’avons aucune obligation de surveillance. En tant que propriétaire d’un terrain adjacent, vous êtes autorisé(e) à abattre les arbres qui présentent un danger le long de la limite de votre propriété et à récupérer le bois ainsi obtenu.

    Le service forestier abat les arbres individuels sur commande et facture les frais engagés.

    Dans les forêts destinées à la récréation, près de la ville, le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne effectue des rondes régulières, durant lesquelles il abat les arbres dangereux au bord des routes, à côté des aires de pique-nique officielles et des endroits pour les garderies. 

    Veuillez noter que la forêt est un milieu qui présente toujours des risques, typiquement la chute d’arbres ou de branches, les piqûres de tiques, etc. 

    Biodiversité / néophytes

    Ein Haufen von Ästen im Wald

    L’adaptation des forêts au changement climatique rajeunit les peuplements forestiers et les font gagner en vitalité. La phase naturelle de vieillissement et de décomposition est donc sous-représentée dans les forêts exploitées. Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne lutte contre ce phénomène à l’aide de trois mesures : 

    • laisser le bois mort (branches et feuillages) sur place ;
    • laisser les groupes d’arbres, appelés « îlots de vieux bois », sur place jusqu’à leur décomposition naturelle ;
    • renoncer à toute exploitation dans les réserves. 

    Laisser le bois mort sur place 

    Après les opérations de récolte, le service forestier laisse délibérément une partie importante de branches et de feuillages sur place, bien qu’il puisse les exploiter à des fins énergétiques et donc économiques. Le bois mort laissé sur l’ensemble de la surface constitue un habitat précieux pour des espèces d’insectes et de champignons utiles. La proportion de bois mort au sol a fortement augmenté au cours des dernières décennies. Cependant, le bois mort au sol risque d’être utilisé à d’autres fins (brûlé ou utilisé dans des constructions) par les promeneurs et promeneuses. Pour les raisons susmentionnées, nous déconseillons cette pratique. 

    Laisser des îlots de vieux bois

    En moyenne, le service forestier laisse un groupe de 5 à 30 arbres tous les 15 hectares. Ces arbres, appelés « arbres-habitats », sont marqués d’un point bleu et restent en place jusqu’à leur chute naturelle. Dès qu’ils deviennent dangereux, ils sont abattus et laissés sur place. Le bois mort et les vieux arbres sur pied offrent un habitat précieux aux espèces utiles de champignons et d’insectes, et en particulier aux oiseaux et aux chauves-souris. Répartis sur toute la surface forestière, les îlots de vieux bois servent de ponts entre les habitats naturels et offrent ainsi beaucoup plus d’espace aux familles d’oiseaux que ne le ferait une seule réserve. 

    Renoncer à toute exploitation dans les réserves 

    La Commune bourgeoise de Berne a défini environ 5 à 10 % de sa superficie forestière totale comme réserves qu’elle laisse à l’abandon et n’exploite pas pour une durée indéterminée. Elle renonce ainsi à conclure des contrats avec des tiers pour une grande partie de ces surfaces : la plupart des organisations qui pourraient être considérées comme des partenaires contractuels n’existaient pas encore que la Commune bourgeoise entretenait déjà ses forêts. Cette dernière peut donc assurer seule la protection de ces surfaces.

    Pour adapter ses forêts aux défis du changement climatique, le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne mise sur une grande diversité et un large mélange d’essences. Il tient notamment compte des essences capables de résister aux conditions climatiques attendues tout en répondant aux besoins de la société en bois, matière première locale et écologique.

    Dans les forêts du Plateau, les essences indigènes que sont le hêtre, l’épicéa et le frêne sont fortement touchées par le changement climatique. Leur nombre diminuera au cours des prochaines décennies et ils seront remplacés par des espèces adaptées au climat.

    Dans la mesure du possible, le service forestier privilégie la régénération naturelle à la plantation. Dans certains cas, la régénération naturelle ne se produit pas ou pas assez. 

    Pour les plantations, le service forestier mise systématiquement sur des essences adaptées au climat, qui résisteront mieux aux conditions climatiques attendues dans un avenir proche. En complément des espèces indigènes, le service forestier plante des essences invitées telles que le douglas ou, dans certains cas, le tulipier. Ces espèces sont manifestement non invasives, proviennent de semences ou de plants contrôlés et complètent les essences indigènes. Elles ne nuisent pas à l’écosystème forestier. 

    Le service forestier participe également au projet « Plantations expérimentales d’essences d’avenir » avec plusieurs parcelles forestières. Dans le cadre de ce projet, l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) étudie sur plusieurs décennies la réaction de différentes essences au changement climatique. 

    Non. Les méthodes de travail modernes sont importantes pour une gestion forestière en toute sécurité. L’utilisation d’engins modernes permet de mieux préserver le sol et les arbres. Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne gère l’ensemble du domaine forestier selon des normes écologiques strictes. La biodiversité profite de l’exploitation du bois, car celle-ci permet que plus de lumière atteigne le sol, ce qui favorise les espèces qui en ont besoin. L’inventaire forestier national et le monitoring de la biodiversité de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) montrent que les forêts exploitées présentent une plus grande diversité de structures et d’essences. Elles sont donc plus résilientes que les forêts non exploitées, qui ont tendance à être plus sombres, plus denses et à se régénérer difficilement ou lentement. 

    Selon le Swiss Bird Life Index de la Station ornithologique suisse, les espèces d’oiseaux forestiers ont tendance à augmenter depuis trente ans, un indicateur important du développement positif de la biodiversité dans les forêts. 

    Afin de favoriser les espèces qui apprécient le bois mort, le service forestier a délimité environ 15 000 arbres-habitats dans l’ensemble de la forêt exploitée. Une partie de la surface forestière n’est pas exploitée du tout. 

    Non. L’inventaire forestier national et le monitoring de la biodiversité de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) montrent que les forêts exploitées présentent une plus grande diversité de structures et d’essences. Elles sont donc plus résilientes que les forêts non exploitées, qui ont tendance à être plus sombres, plus denses et à se régénérer difficilement ou lentement. Selon l’OFEV, les essences nécessitant beaucoup de chaleur et de lumière, comme le chêne, ont besoin de grandes clairières pour se régénérer naturellement. 

    Selon le Swiss Bird Life Index de la Station ornithologique suisse, les espèces d’oiseaux forestiers ont tendance à augmenter depuis trente ans, un indicateur important du développement positif de la biodiversité dans les forêts. 

    Afin de favoriser les espèces qui apprécient le bois mort, le service forestier a délimité environ 15 000 arbres-habitats dans l’ensemble de la forêt exploitée. Une partie de la surface forestière n’est pas exploitée du tout. 

    Gänseblümchen im Gras

    La propagation des néophytes envahissantes a atteint une ampleur telle qu’il n’est pratiquement plus possible de les éliminer complètement. Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne mise sur les processus naturels de la forêt et une stratégie de coexistence. 

    Il lutte contre les néophytes envahissantes partout où : 

    • la loi l’impose en raison de risques écologiques et sanitaires considérables ;
    • l’existence de la forêt est menacée ou ses capacités sont restreintes. 

    Certaines néophytes envahissantes, telles que la verge d’or ou l’arbre à papillons, mais aussi des espèces indigènes comme la ronce ou la fougère aigle, concurrencent la croissance des jeunes arbres : dans ces cas, le service forestier fauche et paille les surfaces concernées. Dès que les jeunes arbres sont suffisamment grands pour créer de l’ombre, les espèces qui ont besoin de lumière disparaissent d’elles-mêmes. D’autres espèces, telles que la renouée du Japon, érodent le sol forestier. Dans ce cas, la plante est arrachée avec son rhizome et éliminée. 

    Dans le cadre de la lutte contre les néophytes, le service forestier collabore avec des organisations partenaires externes telles que le centre fédéral pour requérants d’asile de Berne ou la fondation Felber, qui proposent des programmes d’emploi adaptés. En outre, le service de coordination de la lutte contre les néophytes par le bénévolat de la ville de Berne élimine les néophytes envahissantes le long des sentiers de randonnée, dans les espaces verts publics et dans les forêts urbaines, en accord avec le service forestier.

    Les promeneurs et promeneuses peuvent également contribuer à endiguer les néophytes envahissantes en : 

    • ne marchant pas ni ne roulant sur les surfaces envahies par les néophytes (risque de propagation) ;
    • tenant les chiens en laisse dans les zones concernées ;
    • éliminant les néophytes envahissantes ou autres déchets végétaux de manière appropriée, c’est-à-dire dans les ordures ménagères ;
    • plantant dans son jardin des espèces végétales indigènes et adaptées au milieu ;
    • participant à une action bénévole organisée par le service de coordination de la lutte contre les néophytes de la ville de Berne.

    Liens complémentaires sur le sujet : 

    Non, l’utilisation d’herbicides dans les forêts est interdite en Suisse. Seuls les troncs triés et empilés au bord des routes forestières dans l’attente d’être transportés peuvent être traités avec des produits de protection du bois. Le service forestier renonce toutefois dans une large mesure à l’utilisation de tels produits.

    Produits et prestations

    Le service forestier loue trois cabanes dans la région de Berne pour des fêtes et événements privés. Vous trouverez les conditions de location dans notre rubrique correspondante

    Pour réserver une cabane, veuillez nous contacter directement par téléphone au 031 328 86 40 ou par courriel à l’adresse forstbetrieb@bgbern.ch

    Vous trouverez l’offre du service forestier de la Commune bourgeoise de Berne dans la rubrique correspondante. Vous y trouverez entre autres différentes sortes de bois (de construction, industriel et énergie).

    Non, ramasser et emporter des branches individuelles n’est ni utile ni souhaitable. Après une récolte de bois, le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne laisse délibérément des branches et des morceaux de bois dans la forêt. Ce bois mort y remplit des fonctions importantes : il offre un habitat et de la nourriture aux champignons et aux insectes vivant sur le sol et contribue de manière significative à la préservation des espèces. En effet, contrairement aux troncs qui sont évacués, les branches, les feuilles et les aiguilles contiennent une grande partie des nutriments des arbres. Les laisser sur place permet donc de rendre ces nutriments à la forêt.

    Waldsofa

    La Commune bourgeoise de Berne met à la disposition de garderies environ 80 emplacements dans ses forêts.

    Les activités des garderies vont au-delà du droit légal d’accès à la forêt. Le service forestier réglemente l’utilisation de ces emplacements dans le cadre d’un accord avec les institutions pédagogiques. L’utilisation régulière de ces emplacements entraîne certaines obligations pour les garderies ; elles sont par exemple responsables de la sécurité des enfants et des personnes qu’elles emploient. Le service forestier vérifie donc chaque année la sécurité sur place pour leur compte. Il contrôle qu’il n’y ait pas de branches ou d’arbres morts dangereux dans la zone du canapé en bois et les élimine le cas échéant. Le service forestier facture ces travaux d’élagage coûteux aux institutions pédagogiques en tant que département indépendant, selon le principe de l’utilisateur-payeur. Dans le cadre de son engagement en faveur de la culture et de la société, la Commune bourgeoise de Berne prend en charge, sur demande, les frais d’élagage. 

    Comportement en forêt

    Non. Il est interdit de faire du vélo dans la forêt en dehors des chemins et des pistes spécialement balisées (art. 22 LCFo). Seules les routes forestières et les pistes cyclables officielles, autorisées et balisées peuvent être empruntées. Le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne délègue à un organisme responsable l’entretien et l’exploitation de ces pistes de VTT. Il est interdit de construire ou d’improviser soi-même des pistes de VTT.

    Il existe des pistes de VTT officielles dans les forêts de la Commune bourgeoise de Berne, sur le Gurten (Gurten-Trail) et dans le Grauholz (Schwarzkopf-Trail).

    Il est interdit d’endommager, d’abattre ou de récolter des arbres (pousses de sapins blancs, jeunes arbres nouvellement plantés, etc.) sans l’accord du propriétaire de la forêt, ainsi que de couper des racines ou des branches. Il est également illégal d’aménager des pistes de VTT sans l’accord du propriétaire de la forêt.

    Waldweg Kurve

    Non, les routes forestières ne peuvent en principe être empruntées par des véhicules à moteur que pour des activités sylvicoles. Cette mesure vise à garantir la sécurité des promeneurs et promeneuses et à protéger la faune et la flore. Les exceptions sont régies par la loi fédérale et la loi cantonale sur les forêts (art. 15 LFo, art. 13 OFo, art. 23 LCFo).

    Pour d’autres usages, le service compétent de l’Office des forêts et des dangers naturels peut délivrer une autorisation de circulation limitée dans le temps et dans l’espace. En règle générale, aucune autorisation de circulation n’est délivrée pour des projets privés.

    La circulation sur les routes forestières nécessite dans tous les cas l’accord du propriétaire de la forêt. Une demande doit être adressée par conséquent à forstbetrieb@bgbern.ch. Nous recommandons de consulter le service forestier avant tout projet, car aucune exception n’est généralement possible.

    Les projets qui nécessitent un emplacement précis dans la forêt à un moment donné, tels que les courses d’orientation ou les camps de scouts, doivent être approuvés par le propriétaire de la forêt. Veuillez donc soumettre votre demande suffisamment tôt au service forestier de la Commune bourgeoise de Berne à l’adresse  forstbetrieb@bgbern.ch. Celui-ci vérifiera ensuite si le projet est réalisable compte tenu de la gestion forestière et autres activités. Les frais de traitement seront facturés au demandeur.

    Veuillez noter que divers projets en forêt requièrent, outre l’accord du propriétaire, une autorisation de l’autorité compétente (art. 22 LCFo, art. 29 et 30 OCFo). Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet sur le site Internet de l’Office des forêts et des dangers naturels.

    À titre exceptionnel uniquement. Les forêts de la région de Berne sont très fréquentées par la population pour les loisirs et la détente. Afin de ne pas nuire davantage à l’écosystème, le service forestier n’autorise pas les bivouacs en forêt, car la présence humaine la nuit perturbe la faune et la flore. Il existe en outre un risque de pollution des cours d’eau et des sources, par exemple par des matières fécales. Veuillez utiliser les campings officiels. 

    Pour certaines occasions, telles que les camps scolaires ou associatifs, nous pouvons autoriser le camping à des emplacements déterminés.

    Veuillez déposer votre demande suffisamment tôt. Les frais de traitement vous seront facturés.

    Non. Faire un feu dépasse le droit légal d’accès à la forêt. Les foyers officiels sont entretenus par le service compétent et les arbres à proximité sont contrôlés par le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne, qui s’assure qu’ils ne représentent aucun danger (branches ou arbres morts). Il est dangereux de faire un feu à un emplacement non officiel, car celui-ci ne fait pas l’objet de contrôles réguliers. Il est également interdit de faire un feu aux emplacements officiels en cas de risque d’incendie. Faire un feu à un emplacement non officiel augmente le risque d’incendie et nuit aux autres aspects de la vie forestière (p. ex. gestion forestière, écologie).

    Les feux ne sont donc autorisés qu’aux emplacements officiels.

    Non, l’élimination des déchets végétaux (plantes, branches, etc.) dans la forêt, provenant par exemple de jardins privés ou de l’agriculture, est interdite par la législation sur les déchets et les forêts.

    Cette pratique nuit aux plantes et aux animaux et contribue à la propagation de néophytes envahissantes dans la forêt.

    La commune concernée assume la responsabilité de l’acte si son auteur est inconnu. Si vous découvrez des déchets jetés illégalement dans la forêt, envoyez-nous l’emplacement, idéalement avec une photo, à forstbetrieb@bgbern.ch. Nous transmettrons l’information au service compétent.

    Non, le dépôt de déchets dans la forêt est interdit par la législation sur les déchets et les forêts. Les excréments de chiens n’ont pas leur place dans la forêt et doivent être jetés dans les poubelles Robidog. La commune concernée assume la responsabilité de l’acte si son auteur est inconnu. Si vous découvrez des déchets jetés illégalement dans la forêt, envoyez-nous l’emplacement, idéalement avec une photo, à forstbetrieb@bgbern.ch. Nous transmettrons l’information au service compétent.

    La commune concernée assume la responsabilité du dépôt de déchets dans la forêt si son auteur est inconnu. Si vous découvrez des déchets jetés illégalement dans la forêt, envoyez-nous l’emplacement, idéalement avec une photo, à forstbetrieb@bgbern.ch. Nous transmettrons l’information au service compétent.

    La dispersion dans la forêt des cendres d’une personne décédée n’est pas interdite en Suisse, à condition que le propriétaire de la forêt ait donné son accord. Toutefois, la Commune bourgeoise de Berne ne souhaite pas que des cendres soient dispersées dans ses forêts. Une manipulation inappropriée risque de nuire à l’écosystème forestier, par exemple en polluant des cours d’eau ou des sources, en endommageant de l’écorce ou des racines lors de l’enterrement, etc. Les décorations et stèles funéraires ne sont en aucun cas autorisées. 

    Si vous souhaitez enterrer votre animal de compagnie librement et naturellement dans les forêts de la Commune bourgeoise de Berne, vous pouvez profiter de l’offre payante de notre partenaire FriedWald GmbH.

    Vous trouverez des « cimetières en forêt » dans les zones suivantes :

    • Könizbergwald (Fischermätteli) 
    • Gurtenwald
    • Bremgartenwald (Eymatt et Nägelisboden)
    • Grauholzwald 

    Veuillez contacter le prestataire FriedWald GmbH pour tout renseignement complémentaire. 

    Non, enterrer le corps d’un animal décédé dans la forêt est interdit en Suisse en raison du risque d’épidémie. Dans le canton de Berne, les animaux morts doivent être apportés à un centre collecteur officiel de cadavres d’animaux. Votre commune de résidence vous indiquera le centre collecteur le plus proche.

    La dispersion dans la forêt des cendres d’un animal domestique décédé n’est pas interdite en Suisse, à condition que le propriétaire de la forêt ait donné son accord. Toutefois, la Commune bourgeoise de Berne ne souhaite pas que des cendres soient dispersées dans ses forêts. Une manipulation inappropriée risque de nuire à l’écosystème forestier, par exemple en polluant des cours d’eau ou des sources, en endommageant de l’écorce ou des racines lors de l’enterrement, etc. Les décorations et stèles funéraires ne sont en aucun cas autorisées. 

    Si vous souhaitez enterrer votre animal de compagnie librement et naturellement dans les forêts de la Commune bourgeoise de Berne, vous pouvez profiter de l’offre payante de notre partenaire FriedWald GmbH.

    Vous trouverez des « cimetières en forêt » dans les zones suivantes :

    • Könizbergwald (Fischermätteli) 
    • Gurtenwald
    • Bremgartenwald (Eymatt et Nägelisboden)
    • Grauholzwald 

    Veuillez contacter le prestataire FriedWald GmbH pour tout renseignement complémentaire.

    Économie

    L’exploitation du bois par le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne est guidée par des considérations sylvicoles et des objectifs à long terme pour chaque parcelle. Tous les bénéfices issus de la gestion forestière sont affectés à des fins spécifiques et réinvestis dans la forêt. La Commune bourgeoise de Berne n’a aucun intérêt à maximiser ses profits à court terme au détriment du développement forestier à long terme.

    Outre la vente de bois, d’autres revenus provenant de l’exploitation et d’autres sources (notamment des contributions, des indemnités issues d’accords d’utilisation, des compensations internes, des gains financiers, etc.) peuvent contribuer à un bilan économique positif.

    Non. La Commune bourgeoise de Berne ne propose pas d’avantages pour les bourgeois et bourgeoises et ne verse pas de dividendes. Elle réinvestit les bénéfices issus de la gestion forestière dans la forêt. Elle n’a aucun intérêt à maximiser ses profits à court terme au détriment du développement forestier à long terme. 

    Environ 137 hectares de forêt bourgeoisiale servent de réserves pour la conservation d’espèces animales et végétales rares. Nous renonçons délibérément à exploiter environ 90 autres hectares.  

    Non, l’objectif premier de la Commune bourgeoise de Berne est de garantir à long terme tous les aspects de la vie de la forêt (approvisionnement en bois, bien-être, écologie et protection).

    Pour atteindre cet objectif, elle doit adapter ses forêts au changement climatique. En effet, une grande partie d’entre elles n’est pas en mesure de faire face au changement climatique en raison des essences dominantes telles que l’épicéa ou le hêtre. Les arbres meurent pendant les étés secs et chauds, sont infestés par les insectes ou se dessèchent.

    La température dans le canton de Berne a déjà augmenté de 2 °C depuis 1864. Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter à l’échelle mondiale, la température montera encore d’environ 2,5 °C d’ici 2060 par rapport à la période 1981-2010. 

    La rapidité des changements climatiques ne permet aucun report à demain et exige de plus grandes interventions qu’auparavant. Celles-ci engendrent une couche herbacée et une jeune forêt, qui, en particulier dans les forêts à usage urbain, ont l’avantage de constituer des zones de retraite et de repos ainsi que d’augmenter les ressources alimentaires pour la faune sauvage. La forêt doit être rajeunie avec des essences adaptées aux défis du changement climatique (chêne, douglas, noisetier, tilleul, charme, cerisier, mélèze, etc.). Auparavant, 4000 hectares de forêt auraient été rajeunis sur une période de 120 à 160 ans, à raison de 20 à 40 hectares par an au maximum. Le changement climatique oblige à accélérer le rajeunissement (entre 60 et 120 ans selon l’essence). Les surfaces de rajeunissement créent des forêts plus jeunes et plus vigoureuses, composées d’essences durables. Elles attirent l’attention et sont interprétées par certains promeneurs et certaines promeneuses comme le résultat d’intérêts économiques. Or, la Commune bourgeoise de Berne n'offre aucun avantage aux bourgeois et bourgeoises ni ne verse de dividendes, mais réinvestit les bénéfices issus de la gestion forestière dans la forêt. Elle n’a aucun intérêt à maximiser ses profits à court terme au détriment du développement forestier à long terme.

    Missions, stages et journées découverte

    Non, le service forestier de la Commune bourgeoise de Berne ne propose pas de bénévolat. Il collabore avec différents programmes d’emploi ou associations pour l’entretien des chemins ou les activités de protection (dans le cadre de la formation des chasseurs et chasseuses).

    Le centre de compétence Benevol canton de Berne met en relation des bénévoles avec des organisations et des institutions qui proposent des missions.

    Non. Le service forestier planifie et coordonne la gestion forestière pour la Commune bourgeoise de Berne. Pour les travaux forestiers pratiques, il collabore avec des entreprises spécialisées. Nous ne proposons pas d’apprentissages ni de stages d’orientation.

    Si vous vous intéressez à un stage d’orientation en tant que forestier-bûcheron ou forestière-bûcheronne CFC, vous pouvez consulter ce site Internet pour obtenir une liste des entreprises de votre région qui en proposent (recherchez « métier forestier-bûcheron »).

    Chasse

    Les animaux sauvages sont un élément important de l’écosystème forestier. Cependant, lorsque leurs populations sont trop importantes pendant des décennies, comme c’est le cas dans une grande partie du canton de Berne, l’existence même de la forêt est menacée. La dernière expertise sur les dégâts causés par le gibier dans le canton de Berne montre que plusieurs forêts de la Commune bourgeoise, notamment celles situées à proximité de la ville, ne peuvent pratiquement plus se régénérer naturellement. Au cours des dernières années, leur état s’est même parfois détérioré, passant du stade critique à inacceptable ! La nouvelle méthodologie utilisée dans l’expertise montre que les jeunes arbres adaptés au climat sont très prisés par les chevreuils et autres animaux sauvages, ce qui est particulièrement inquiétant.

    En tant que propriétaire de forêts responsable, la Commune bourgeoise de Berne tente de réduire les dégâts causés par le gibier en prenant différentes mesures : 

    • le service forestier améliore les ressources alimentaires pour la faune sauvage en récoltant du bois, ce qui apporte davantage de lumière et crée plus d’espace dans la forêt ;
    • il protège les jeunes arbres plantés ou poussant naturellement à l’aide de protections contre les dégâts d’abroutissement et de frayure ;
    • il met des installations à la disposition des chasseurs et chasseuses sur l’ensemble du territoire forestier de la Commune bourgeoise afin de les soutenir dans leur importante mission. 

    Cependant, pour que la forêt puisse se régénérer naturellement et durablement, il faut réguler davantage les populations de gibier. Le lynx et le loup peuvent y contribuer, mais dans les forêts proches des villes, c’est la chasse qui joue un rôle plus important.

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