Patrick Güdel – une bonne action par jour
TEXTE : LEA RÖTHLISBERGER / IMAGE : LEA MOSER
Patrick Güdel aime faire plaisir aux résidents et résidentes et voir naître un sourire sur leur visage. « Je ressens chaque jour leur grande gratitude. Cela m’apporte beaucoup et me fait du bien. » La reconnaissance qu’il reçoit pour son travail au Burgerspittel est pour lui très différente de celle qu’il a connue lorsqu’il était encore gestionnaire du commerce de détail. Il a maintenant trouvé ce qui lui manquait dans son ancien métier : « Quand je rentre chez moi le soir, je peux dire que j’ai fait quelque chose de bien et que j’ai aidé les gens. »
Ce qui plaît le plus au jeune aide-soignant dans son travail, c’est de pouvoir consacrer un peu plus de temps aux résidents et résidentes l’après-midi. « Je bois un café avec eux dans le jardin, leur tiens compagnie le temps d’une promenade ou joue au “memory”… à eux aussi, cela leur plaît beaucoup. » L’encadrement personnel a joué un rôle essentiel pendant la pandémie de coronavirus, lorsque les visites des proches n’étaient pas possibles. Un autre aspect que Patrick Güdel affectionne dans son métier : « Je ne sais jamais à quoi m’attendre, chaque jour est différent. Chaque jour est spécial pour moi. »
Mais tout n’a pas été facile dès le début pour cet aide-soignant engagé. « Il est difficile de satisfaire tout le monde. J’ai appris que les gens peuvent être très impatients. Par exemple le soir, quand tout le monde veut aller se coucher en même temps. » Avec le temps, Patrick Güdel a appris à gérer ces défis.
Après son apprentissage de gestionnaire du commerce de détail, Patrick Güdel a commencé à travailler comme civiliste au Burgerspittel de la Bahnhofplatz. C’est ainsi qu’il a découvert le domaine de la santé. « Au début, je ne m’imaginais absolument pas exercer un tel métier, mais tout à coup, j’y ai pris goût. » Patrick Güdel a eu l’occasion d’accompagner temporairement les apprentis infirmiers et apprenties infirmières afin de se faire une idée encore plus précise du métier. Peu après, il a décidé de suivre le cours d’aide-soignant. Maintenant qu’il a deux ans d’expérience, Patrick Güdel peut entamer un apprentissage d’assistant en soins et santé communautaire en cours d’emploi. Il s’en réjouit beaucoup : « En tant qu’infirmier, je peux aussi prendre des décisions médicales et, par exemple, donner des médicaments ou faire des prises de sang. Cela varie un peu mon travail quotidien. »
Patrick Güdel connaît les deux sites du Burgerspittel, l’institution de soins pour personnes âgées : celui de la Bahnhofplatz et le bâtiment principal du Viererfeld. « L’ambiance est complètement différente, on ne peut pas comparer les deux endroits. » À la Bahnhofplatz, les résidents et résidentes sont encore plutôt autonomes et vivent au cœur de la ville. Au Viererfeld, le grand parc offre la possibilité de se promener avec les résidents et résidentes, et de rendre visite aux différents animaux en chemin. Patrick Güdel aime le changement : « Lorsque je travaillais à la Bahnhofplatz, j’emmenais les gens en ville. Ils me racontaient en chemin des histoires passionnantes d’autrefois. Mais maintenant, j’apprécie aussi le calme et la nature du Viererfeld. Il y a ici beaucoup de belles options d’encadrement. »