Barbara Bigler – un quotidien flexible
TEXTE : JAEL KAUFMANN ; IMAGE : MARTIN GRASSL
Barbara Bigler a toujours su qu’elle voulait conseiller et accompagner des personnes dans le cadre de sa profession. C’est ainsi qu’elle a décidé de faire des études en travail social à Lucerne. Les aspects légaux du travail social l’ont particulièrement attirée par leur complexité et leur diversité. Après avoir terminé ses études en 2017, Barbara Bigler a travaillé pour un service social public avant d’intégrer le Centre social de la Commune bourgeoise de Berne en mars 2022. Cette dernière a pour tâche, entre autres, d’assurer la sécurité sociale des citoyens et citoyennes bourgeois domiciliés dans le canton, dans le cadre de l’aide sociale et du droit de la protection de l’enfant et de l’adulte.
Les travailleurs et travailleuses sociaux du Centre social de la Commune bourgeoise de Berne sont polyvalents, ce qui signifie qu’ils gèrent des dossiers aussi bien dans le domaine de l’aide sociale que dans celui du droit de la protection de l’enfant et de l’adulte, alors que les services sociaux plus grands séparent les deux domaines. « Au sein de l’équipe, nous nous répartissons les dossiers en fonction de la charge de travail et, si possible, des intérêts personnels », explique Barbara Bigler. Pour sa part, elle se concentre sur l’accompagnement et le conseil des adultes. Avec un taux d’occupation de 70 %, elle s’occupe d’environ 43 dossiers – un nombre un peu inférieur à ce que l’on connaît dans les autres services sociaux, mais la charge de travail n’en est pas moins importante. « Le fait d’avoir moins de dossiers à gérer nous permet de mieux connaître les personnes et de les accompagner de manière plus individuelle », explique Barbara Bigler. Chaque dossier prend donc plus de temps et est plus exigeant.
Aucun jour ne se ressemble
Interrogée sur la journée de travail typique au Centre social de la Commune bourgeoise de Berne, Barbara Bigler rit et dit : « Ce qui est typique, c’est de ne jamais faire ce que tu as prévu de faire. » Il y a bien sûr des rendez-vous fixes, comme les entretiens avec la clientèle, mais il faut rester flexible. Barbara Bigler reçoit constamment de nouvelles demandes de la part de ses clients et clientes, auxquelles elle doit réagir rapidement. « Quand on travaille avec des gens, on ne peut pas juste appuyer sur un bouton pour que tout se passe comme prévu, mais c’est ce qui rend le travail varié et vivant. »
Barbara Bigler fait également preuve de flexibilité en dehors du travail. Ainsi, elle poursuit actuellement à temps partiel un master en études juridiques à l’Université de Fribourg. Ce cursus s’adresse aux personnes intéressées par l’acquisition de connaissances de base en droit suisse. « C’est un master exigeant, qui prend beaucoup de temps » explique la travailleuse sociale. Mais son grand intérêt pour les thèmes juridiques et la joie de pouvoir ensuite appliquer les connaissances nouvellement acquises dans son quotidien professionnel la motivent grandement. Elle terminera ses études dans un an et se réjouit d’avoir ensuite enfin plus de temps à consacrer à sa grande passion : la danse, qu’il s’agisse de hip-hop, de jazz ou de classique. Le prochain point sur sa bucket list, c’est d’ailleurs d’essayer un nouveau style… et pourquoi pas un cours de tango ?